Récits de membres de la collectivité

Une journée dans la vie de Tillie

Michel et Tillie se rencontrent au centre de santé communautaire pour leur groupe de discussion hebdomadaire sur les événements actuels. Michel a 57 ans et a reçu un diagnostic de sclérose latérale amyotrophique (ALS) il y a six mois. Il vit seul et ne peut plus travailler, conduire son automobile ni gérer ses tâches ménagères quotidiennes. Sa journée commence par l'arrivée d'un travailleur pour l'aide personnelle des Infirmières de l'Ordre de Victoria, qui l'aide à faire sa toilette matinale et à s'habiller. Un conducteur bénévole de la Société canadienne de la SLA arrive à 9 h 30 pour l'amener à son rendez vous chez le médecin, et le ramène avant le dîner, juste à temps pour recevoir son repas du programme de la Popote roulante. Une fourgonnette arrive à 13 h 30 pour l'amener au centre de santé communautaire où, en tant qu'ancien analyste stratégique, il a accepté de diriger le groupe de discussion.

Aujourd'hui, il a également un rendez-vous avec un travailleur social qui l'aide à composer avec ses sentiments d'impuissance face à la détérioration continue de son corps. En partant, il prend une brochure sur le bureau d'information qui fait l'annonce d'un club vidéo organisé à l'église située près de chez lui. Il est à la recherche d'un plus grand nombre d'activités sociales intéressantes qui lui fourniront les contacts sociaux qui lui manquent depuis qu'il a quitté son emploi. Son neveu lui apporte son souper et lui laisse le répertoire qu'il a pris au centre de ressources communautaires et familiales. Il a embauché une auxiliaire familiale, par l'intermédiaire du club d'emploi local, qui viendra l'aider en soirée et pour le préparer à se mettre au lit.

Tillie a 84 ans et a eu un accident vasculaire cérébral important il y a deux ans. Elle vit avec son conjoint de 92 ans, Jim, dans la maison qu'ils ont achetée il y a 60 ans et où ils sont déterminés à vivre ensemble. Matinal, Jim prépare le déjeuner du couple avant d'aller faire du bénévolat en tant que câleur au club de danse carrée. À 10 h, le téléphone sonne, c'est un bénévole du programme de réassurance téléphonique qui appelle pour savoir comment vont les choses, mais Tillie ne peut parler longtemps, car aujourd'hui, elle reçoit la visite d'un podiatre du centre pour personnes âgées, venu lui couper les ongles d'orteils. Jim revient et, ensemble, ils dégustent pour dîner le plat que leur a préparé un des danseurs du club. Ils vérifient ensuite leurs courriels, par l'entremise de leur service FreeNet, pour voir s'ils n'ont pas reçu de nouvelles de leur petite-fille, qui vient de terminer ses examens du barreau. Ils font partie d'un réseau de service d'échange de voisinage et, en tant que professeure de mathématiques à la retraite, Tillie fait du tutorat auprès d'un élève du secondaire qui, en échange, l'aide à rédiger une lettre pour sa sœur qui vit a l'étranger. Jim va chercher le courrier et trouve une brochure qui annonce que les scouts offrent de ratisser les feuilles pour les personnes âgées. Ça tombe bien! Tillie appelle pour réserver la troupe pendant que Jim va chercher son manteau qu'elle enfile avant que la fourgonnette du centre de santé communautaire vienne la chercher pour l'amener à la discussion sur les événements actuels.

Questions :

  1. Avec combien d'organisations différentes Michel et Tillie ont-ils fait affaire pendant la journée?
  2. Parmi les programmes auxquels Michel et Tillie participent, lesquelles, à votre avis, sont « essentiels »? De quels programmes pourraient-ils se passer pendant 24, 48 ou 72 heures?
  3. Comment Michel et Tillie seraient-ils touchés par une urgence sanitaire (préciser le type ou le scénario)?

Avez-vous une histoire communautaire que vous souhaiteriez partager? Si oui, veuillez nous envoyer les déétails par courrier électronique.

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En bref

Lors d’un sondage mené récemment auprès de 44 organismes du secteur bénévole et communautaire œuvrant auprès de populations à risque élevé, on a constaté que 24 % d’entre eux ne seraient pas approvisionnés en cas d’urgence.

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